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Jacques RIGAUD, Monique MILLOT-PERNIN, Jean-Pierre HAEMMERLEIN et Virginie SEGHERS ...

Nous serons très heureux, lors de cette soirée pleine de sens et de culture, de vous accueillir. Speed-meeting culture / entreprise organisé par Mécènes en Scène en partenariat avec the Smartworking company. Joël Weidmann
三月 27 2008


 

Avec la participation de :


Jacques RIGAUD ex-PDG de RTL et ancien Président de l'ADMICAL
 Monique MILLOT-PERNIN, Présidente MMP Audit
Jean-Pierre HAEMMERLEIN, Directeur Fondation Décathlon


 Vous aurez la possibilité de les rencontrer en priorité, en face à face et en un temps optimal dès la fin du débat sur le mécénat (10 minutes par face à face):

-Centre de Musique Baroque de Versailles
-Ensemble Bonsaï, orchestre
-Jeu de Paume
-Théâtrotexte, compagnie de théâtre
-Paris Quartier d'Eté -Musée du quai Branly
-Maison Rouge, centre d'art contemporain
-Réunion des Musées Nationaux
-Joel Weidmann, plasticien
-Sébastien Mathé, photographe.

 
 
* Jean-Pierre HAEMMERLEIN, DRH du siège social international de Decathlon. Créateur de la Fondation Decathlon en 2005 et Directeur de cette même Fondation. 43 ans, marié, 4 enfants, adepte du basket et du running.
* Monique MILLOT-PERNIN, expert-comptable, Commissaire aux Comptes, Présidente et fondatrice de la société MMP Audit SA. Elle est également Présidente de la Commission « Associations et secteur non marchand » de la Compagnie Nationale des Commissaires aux Comptes et membre du Comité Monétaire du Conseil Général de la Banque de France. Mécène, elle est sponsor historique de la manifestation parisienne de courts métrages « Le Goût du Court ».
* Jacques RIGAUD, énarque, est Conseiller d'Etat honoraire depuis 1986. Directeur du Cabinet de Jacques Duhamel, ministre de l'Agriculture puis des affaires culturelles, il a ensuite été nommé sous-directeur général de l'Unesco, puis administrateur délégué de la Compagnie luxembourgeoise de télédiffusion et président de RTL. Président de l'établissement public du musée d'Orsay, Jacques Rigaud préside Admical de 1980 à 2007. Jacques Rigaud est également vice-président de l'Alliance française et de la Fondation Robert Schuman, administrateur du Festival de Cannes et de l'INA. Derniers ouvrages parus : « Les deniers du rêve » (Grasset 2001) – « Vivre à propos » (Grasset 2005).- « Le prince au miroir des médias – Machiavel 1513-2007 » (Arlea 2007)
 * Virginie SEGHERS, que l'on ne présente plus au CJD Paris, est spécialiste du mécénat et de la responsabilité sociale des entreprises. Elle a dirigé Admical de 1995 à 2002 et animé le CEREC, réseau européen des associations de promotion du mécénat d'entreprise. Elle est l'auteur de "Ce qui motive les entreprises mécènes : philanthropie, investissement, responsabilité sociale ?" (Ed. Autrement). La soirée aura lieu à la Société d’Encouragement pour l’Industrie Nationale 4 place Saint-Germain des Prés 75006 Paris.
...et animé par :
Virginie SEGHERS, Spécialiste du Mécénat et des questions de responsabilité sociale de l'entreprise. Le mécénat d'entreprise a connu, depuis 25 ans, un développement important en France, accéléré depuis l'adoption, en 2003, d'un cadre juridique et fiscal très incitatif. De grandes entreprises mais aussi de nombreuses PME s'y consacrent et le rythme de création des fondations s'accélère. Il n'est plus un acte de pure philanthropie, une charité des temps prospères, mais une forme d'investissement, dont les entreprises attendent, en toute légitimité, un retour positif. Il s'inscrit dans le cadre plus large de leur responsabilité sociale, sans pourtant s'y confondre, et apporte une contribution libre de l'entreprise au développement durable. Le mécénat est-il à la portée de toutes les entreprises ? En tant que PME, pourquoi et comment faire du mécénat ? A quelles conditions est-il une expression de la responsabilité sociale ? Comment peut-il contribuer au lien social, dans l'entreprise et à l'extérieur ? 

Jacques Rigaud, ancien président de l'Admical :

Article paru dans LE MONDE. 13.02.08 . 16h37  •  Edition du 14.02.08.


"Un désengagement de l'Etat dans la culture pénaliserait le mécénat"

Jacques Rigaud, 76 ans, a présidé durant vingt-huit ans l'Admical, association chargée de promouvoir le mécénat, notamment culturel, auprès des entreprises. Il vient de céder sa place à Guillaume Pepy, le numéro 2 de la SNCF. Enarque, membre de plusieurs cabinets ministériels (notamment à la culture), ancien PDG de la radio RTL, Jacques Rigaud explique les acquis et enjeux du mécénat.
 
Que représentait le mécénat dans les années 1970 ?

Il se limitait aux actions de quelques grandes fortunes : Suzanne Tézenas, les David-Weil, ou les Boissonnas. Il devenait urgent de développer un mécénat d'entreprise. Mais c'était très mal vu. Le grand capital allait asphyxier les créateurs, soutenaient nombre d'artistes pour qui l'entreprise était un lieu d'oppression et d'aliénation. De son côté, le CNPF, ancêtre du Medef, affirmait que la culture ne le concernait en rien, que ce domaine relevait de l'Etat. On a donc créé l'Admical en 1980, en refusant tout patronage public : personne ne devait croire que l'Etat allait en profiter pour se désengager.

Comment définir l'Admical ?

Un club d'entreprises alimenté par les cotisations, qui ne lève pas des fonds mais permet de réfléchir, donne des idées, délivre des Oscars du mécénat. C'est aussi une base de données, et un groupe de pression vis-à-vis des pouvoirs publics.

Quand le mécénat culturel a-t-il vraiment émergé ?

Paradoxalement, avec le doublement des crédits de la culture par Jack Lang, en 1982. Je me souviens du communiste Guy Hermier nous disant : "Maintenant que l'Etat s'engage fortement, on n'est plus contre vous."

La loi a-t-elle fait avancer les choses ?

Oui. Celle de 1987 définit pour la première fois le mécénat sur le plan légal et apporte quelques avancées fiscales. La loi de 1990 débloque le verrou des fondations. Il faut savoir que, depuis Philippe le Bel, l'Etat se méfie de tout organisme privé qui se mêlerait de ce qu'il estime être de son ressort. C'est le cas des fondations, échappant à l'administration et fiscalement favorisées, donc souvent perçues par les pouvoirs publics comme des organismes à mi-chemin entre la congrégation religieuse et l'association de malfaiteurs. Il s'en est créé une cinquantaine dans les années qui ont suivi la loi de 1990.
L'enjeu est aussi fiscal. Une entreprise qui entend soutenir la culture ferait, en réalité, de l'abus de biens sociaux. Une loi de 2000 a rectifié le tir. Et enfin, il y a la loi sur le mécénat de 2003, qui est un tournant. Sans l'Admical et son lobbying, cette loi n'existerait pas. Elle n'est pourtant pas assez connue, et les entreprises n'en profitent pas assez.

Que représente le mécénat culturel aujourd'hui ?

La culture représente 34 % du mécénat global, soit 340 millions d'euros sur 1 milliard d'euros en 2005 - le reste va à l'humanitaire et au social. Même si les sommes augmentent continuellement - et fortement depuis 2005 -, le mécénat est et restera marginal. Sa principale qualité, c'est de fournir les quelques dizaines de milliers d'euros qui vont permettre à un artiste de concrétiser son projet. Ou, au contraire, d'aligner la première somme capable de débloquer un financement impossible.
Le mécénat, ce n'est pas seulement un chèque mais aussi un partenariat. Plus le mécène est impliqué, plus il donne. Il est arrivé qu'un comptable d'entreprise s'occupe de la comptablité d'un orchestre ou qu'un cadre du privé installe l'informatique d'un musée. Le mécénat contribue aussi au pluralisme et offre de l'indépendance vis-à-vis des institutions.

Quels sont les domaines culturels où le mécénat est le plus présent ?

Les musées trouvent d'habitude le mécénat qu'ils sollicitent. L'art contemporain attire de plus en plus. La musique n'est pas à plaindre. Le théâtre reste un parent pauvre. Sans doute parce qu'il est considéré comme dangereux et subversif. Ce qui est à son honneur. Mais c'est aussi le secteur le plus recroquevillé sur lui-même.

Y a-t-il un seuil à ne pas dépasser pour le mécénat dans une création ou un lieu culturel ?

Quinze pour cent me semblent un maximum. Le mécénat n'est pas fait pour palier un manque de public ou pour boucler les fins de mois d'un Etat nécessiteux.

L'Etat n'a-t-il pas tendance à se mettre en retrait ?

C'est vrai, et cela me désole. Un désengagement de l'Etat dans le domaine culturel pénaliserait indirectement le mécénat. Comme je viens de le souligner dans un rapport au ministère de la culture, si les musées se mettaient à vendre les oeuvres qu'ils détiennent, ce serait un mauvais signe envoyé aux donateurs potentiels. Plus largement, je sens une revanche du ministère des finances et des gestionnaires purs de l'administration, qui, après avoir dû mettre en veilleuse leurs réticences vis-à-vis de la culture dans les années 1980 et 1990, reprennent le dessus et insistent pour que la culture se débrouille désormais seule.

Nicolas Sarkozy veut favoriser des spectacles qui attirent le public. Qu'en pensez-vous ?

Jamais Colbert n'aurait osé présenter à Louis XIV des pièces qui correspondent à l'attente du public. Le public n'a jamais attendu Tartuffe ou Le Misanthrope.

Propos recueillis par Michel Guerrin et Emmanuel de Roux

Nota : Guillaume Pepy, 49 ans, succédera le 12 mars à Jacques Rigaud à la tête de l'Association pour le développement du mécénat industriel et commercial (Admical). Cet énarque, ancien membre de cabinets ministériels dans des gouvernements socialistes, est actuellement le numéro deux de la SNCF. Il a joué un rôle important, à la fin de 2007, lors des négociations du régime de retraites des cheminots. "C'est difficile de succéder à Jacques Rigaud, un pionnier du mécénat culturel en France, explique Guillaume Pepy. Beaucoup a été fait, nous comptons 170 entreprises majeures dans notre club de l'Admical, mais il en reste sous le pied. Nous devons attirer les nouvelles fortunes nées de l'Internet. La culture liée au multimédia est un champ qui devrait intéresser les entreprises à l'avenir. En sachant qu'elles veulent de plus en plus être présentes à la fois dans la culture, le développement durable, la recherche, le sport... A nous de les aider à lier ces centres d'intérêt."











 




艺术品 样式 : 半比喻
艺术品 主题 : Abstact - 抽象的
艺术品 媒体 : Cavnas - 亚麻布 - 亚麻帆布



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